
Quatrième de couverture
« A neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayurie est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaire yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.»
Ce roman, écrit à la première personne, m'a fait vite oublier que j'avais affaire à un récit crée de toute pièce par Arthur Golden, que Sayuri, l'héroïne de l'histoire, n'était donc que pure invention. Je me suis laissée transporter par le foisonnement de détails concernant tous les pans de la vie des geishas, ces véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.
Le parcours de Sayuri m'est apparu comme un parcours initiatique assez classique : de la petite fille vendue par son père, elle devient l'une des plus grandes geishas après avoir évincé Hatsumomo (une geisha sublime qui voit d'un mauvais oeil, l'arrivée de Sayuri) et s'être fait remarqué par des personnes influentes.
J'ai apprécié également les nombreuses comparaisons et métaphores insérées par l'auteur, qui donnent à voir la sensibilité et la connivence qu'ont les Japonais avec la nature. Elles permettent de percevoir la réalité autrement, ce qui m'a fait penser aux haïkus, poèmes japonais qui évoquent la nature. Voici un haïku écrit par l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise, Basho.
Réveille-toi, réveille-toi
Et deviens mon compagnon
Papillon qui dort


