mercredi 4 juin 2008

Geisha, de Arthur Golden


Edition Livre de poches
601 pages

Quatrième de couverture

« A neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayurie est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaire yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.»

Commentaire

Ce roman, écrit à la première personne, m'a fait vite oublier que j'avais affaire à un récit crée de toute pièce par Arthur Golden, que Sayuri, l'héroïne de l'histoire, n'était donc que pure invention. Je me suis laissée transporter par le foisonnement de détails concernant tous les pans de la vie des geishas, ces véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.

Le parcours de Sayuri m'est apparu comme un parcours initiatique assez classique : de la petite fille vendue par son père, elle devient l'une des plus grandes geishas après avoir évincé Hatsumomo (une geisha sublime qui voit d'un mauvais oeil, l'arrivée de Sayuri) et s'être fait remarqué par des personnes influentes.

J'ai apprécié également les nombreuses comparaisons et métaphores insérées par l'auteur, qui donnent à voir la sensibilité et la connivence qu'ont les Japonais avec la nature. Elles permettent de percevoir la réalité autrement, ce qui m'a fait penser aux haïkus, poèmes japonais qui évoquent la nature. Voici un haïku écrit par l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise, Basho.

Réveille-toi, réveille-toi
Et deviens mon compagnon
Papillon qui dort

Passage
Ce passage est situé à la fin du roman : « Depuis que j'avais quitté Yoroido, je n'avais cessé de m'inquiéter de l'avenir, comme si chaque tour de roue du destin allait mettre un nouvel obstacle devant moi. Cependant, c'était ce combat quotidien, ces soucis, qui avait donné une telle consistance à ma vie. Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière. »
Elles l'ont lu aussi : Majanissa, Livres&Lectures

dimanche 25 mai 2008

Ma PAL (Pile A Lire) du moment (le 25/05/08)

Comme je vais avoir beaucoup, beaucoup de temps pour lire (enfin!), je répertorie tous les livres que j'ai achetés et qui piaillent d'impatience d'être ouverts. Les voici !

- Raison et sentiments, de Jane Austen
- La Belle du Seigneur, de Albert Cohen
- Bienvenue au club, de Johnatan Coe
- Les piliers de la Terre, Ken Follett
- Mangez-moi, de Agnès Desarthes
- L'ombre du vent, de Carlos Ruiz
- Le clan des Otori (I&II), de Lian Hearn
- Seul dans Berlin, de Hans Fallada
- La Salamandre, de Jean-Christophe Rufin
- Le monde selon Garp, de John Irving
- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee




Ce sont de belles heures de lecture en perspective...Je vais vraiment essayer de ne pas acheter d'autres livres (cela va être vraiment difficile !) et de me plonger dans ceux que je viens d'indiquer...
Par quel livre commencer...Si vous avez des suggestions, faites-les moi savoir car le choix va être ardu !








mardi 20 mai 2008

L'horloger de l'aube, d'Yves Heurté

Edition Syros Jeunesse

Collection Souris contes

129 pages

Résumé

"Un tyran règne sur la population et sème la terreur. Il a fait détruire le coq du clocher qui faisait lever le soleil. Genia, le vieil horloger, résiste et fabrique en secret un nouvel automate. Grâce à son sacrifice, le coq, symbole de la liberté, finira par chanter de nouveau."

Commentaire


L'histoire de L'horloger de l'aube est déclinée sous forme à la fois d'un conte philosophique et d'une pièce de théâtre. C'est une véritable leçon d'humanité que nous livre Yves Heurté qui, à travers les parcours de Génia, Valia et Vanio, dépeind ces hommes qui dans l'ombre luttent contre la tyrannie .

D'ailleurs, cet ouvrage m'a fait penser à de nombreuses oeuvres et notamment la pièce théâtrale de Bertold Brecht intitulée La véritable ascension d'Arturo Ui et la bande dessinée de Marie Nimier Charivari à Cot-Cot city qui traitent du rapport entre dominants/dominés et des valeurs nécessaires pour écraser l'oppression (le sacrifice, la solidarité, la foi en un monde meilleur).

Par ailleurs, ce récit est chargé d'éléments symboliques comme la nuit dont les habitants de Karia sont plongés « nuit et jour » qui annonce des temps sombres ou le coq, symbole du Soleil, animal qui finira par chasser la nuit et dans son sillage, tous les oppresseurs.


Un passage...


Discours de Morlin – le dictateur :
« Pour se moquer de la nuit, nos enfants n'étudieront plus que sur des livres aussi noirs qu'elle (Il s'était toujours méfié des écoles, où il arrive qu'on apprenne à être libre). D'ailleurs, pour économiser de l'énergie, nos classes ne seront plus ni éclairées ni chauffées. Le travail au noir sera puni de mort ! Notre chère ville sera désormais interdite à tous les nègres et aux gens de couleur. Comme dans le noir on ne peut pas les voir, ils seraient capables de tous les mauvais coups ! Mort aux traîtres, mort à la nuit, mais vive Karia et vive moi ! »




dimanche 17 février 2008

Mort d'une héroïne rouge, de Qiu Xiaolong


Résumé

Lorsque deux vieux copains se retrouvent pour pêcher, ils ne s'attendent pas à tirer de l'eau le cadavre d'une jeune femme. Pas plus en Chine qu'ailleurs. Et lorsque le camarade inspecteur principal Chen prend la crémaillère avec ses amis, il ne souhaite pas être dérangé pour une affaire de meurtre. Pas plus en Chine qu'ailleurs. Mais lorsque le même camarade inspecteur principal Chen apprend que la victime s'appelle Hongying, alias "Héroïne rouge" qu'elle est travailleuse modèle de la nation mais sacrément jolie, que les autorités du Parti ont placé le commissaire Zhang comme "conseiller de l'enquête", là ça ne peut pas se passer qu'en Chine...Et plus précisément à Shangai, en 1990. Cette amorale histoire chinoise nous fait découvrir les déroutants moeurs du Céleste Empire à l'heure communiste.

Commentaire à venir...